Pour demander un avocat commis d’office, contactez l’interlocuteur adapté à votre situation : bâtonnier du barreau concerné, tribunal, juge ou autorité de police en garde à vue. La demande doit préciser la procédure, la date d’audience et être accompagnée des documents déjà reçus.
La commission d’office ne signifie pas automatiquement que l’avocat sera gratuit. La désignation et l’aide juridictionnelle sont deux démarches distinctes : l’une organise la représentation, l’autre détermine la prise en charge totale ou partielle des honoraires selon les conditions applicables.
| 📌 | Point de départ : identifiez la procédure et son stade avant d’adresser la demande. |
| ⚖️ | Interlocuteur : le bâtonnier, le tribunal, le juge ou l’autorité de police selon le cas. |
| 📄 | Pièces : joignez la convocation, la citation ou tout acte de procédure reçu. |
| ⏱️ | Urgence : signalez immédiatement la date d’audience ou la mesure en cours. |
| 💶 | Coût : un avocat commis d’office peut rester payant sans aide juridictionnelle. |
| 📞 | Après la désignation : contactez rapidement l’avocat et transmettez-lui votre dossier. |
Que faire immédiatement selon votre situation ?
La bonne démarche dépend d’abord du moment où vous avez besoin d’un avocat. En garde à vue, demandez-le à l’autorité de police. Si une audience est fixée, contactez le barreau ou le tribunal compétent. En cas d’urgence, ne vous contentez pas d’un courrier : téléphonez et conservez la preuve de vos démarches.

La priorité est de faire connaître votre demande avant l’audience ou l’acte décisif. Une demande tardive peut compliquer la préparation du dossier, même si ses conséquences dépendent de la procédure et des droits concernés.
| Situation | Interlocuteur à contacter en premier | Action immédiate |
|---|---|---|
| Garde à vue | Officier de police judiciaire ou service de police | Demander l’assistance d’un avocat et préciser que vous n’en avez pas choisi |
| Audience déjà fixée | Greffe, tribunal et ordre des avocats compétent | Transmettre la convocation et indiquer la date exacte |
| Comparution immédiate ou urgence pénale | Tribunal, juge ou autorité qui vous présente à la justice | Formuler la demande sans attendre et demander comment elle est enregistrée |
| Procédure civile ou familiale | Bâtonnier du barreau concerné ou juridiction saisie | Demander la procédure locale et vérifier si l’avocat est obligatoire |
| Procédure administrative | Juridiction administrative ou barreau compétent | Vérifier les règles de représentation propres au recours |
Pour une garde à vue, les droits et le moment d’intervention obéissent à des règles pénales particulières. Une explication séparée sur l’avocat commis d’office garde à vue peut aider à préparer cette demande, mais l’autorité présente sur place reste votre premier interlocuteur.
Dans quelles procédures peut-on demander un avocat commis d’office ?
La commission d’office peut intervenir dans des procédures pénales et, selon les conditions prévues, dans certaines procédures civiles, familiales ou administratives. La possibilité de demander un avocat ne signifie pas toujours que la représentation est obligatoire, ni que la juridiction désignera automatiquement un défenseur.
En matière pénale, la demande peut concerner une garde à vue, une audience correctionnelle, une comparution immédiate, une information judiciaire ou une procédure impliquant un mineur. Le juge, le tribunal ou le bâtonnier peuvent intervenir selon le stade de la procédure.
Pour une affaire civile ou familiale, il faut vérifier deux éléments : la juridiction saisie et la nécessité éventuelle d’être représenté par un avocat. Le divorce, certains litiges devant le tribunal judiciaire et certains recours comportent des règles différentes. Le greffe peut indiquer la démarche administrative, mais il ne remplace pas l’analyse d’un avocat sur vos chances ou votre stratégie.
La situation d’un mineur mérite une vérification spécifique. La désignation peut être organisée différemment selon la procédure, l’autorité saisie et les textes applicables. Ne transposez donc pas une démarche utilisée pour un majeur à un dossier concernant un enfant.
À qui adresser la demande d’avocat commis d’office ?
Le bâtonnier de l’ordre des avocats désigne généralement l’avocat commis d’office lorsque la demande passe par le barreau. Dans d’autres situations, le tribunal, le juge ou l’autorité de police recueille la demande et applique la procédure prévue. Le barreau compétent est en principe celui rattaché à la juridiction concernée.
Consultez les coordonnées officielles du tribunal ou de l’ordre des avocats correspondant au lieu de la procédure. Les horaires d’accueil, formulaires, adresses de dépôt et pièces exigées sont des modalités locales : une consigne publiée par un barreau ne devient pas une règle nationale.
Le site Service-Public propose une démarche dédiée à la demande de désignation d’un avocat commis d’office. Vérifiez la date de mise à jour affichée et comparez les indications avec celles du tribunal ou du barreau saisi.
Quels documents préparer avant la demande ?
Préparez un dossier court, lisible et directement exploitable. La convocation ou l’acte de procédure permet à l’autorité de repérer l’affaire, la juridiction et la date à laquelle l’avocat doit intervenir. Les justificatifs de ressources servent plutôt à examiner l’aide juridictionnelle qu’à prouver, à eux seuls, le besoin d’une désignation.
- une pièce d’identité ou les informations permettant de vous identifier ;
- la convocation, la citation, l’ordonnance, le procès-verbal ou tout acte reçu ;
- le nom et l’adresse de la juridiction, le numéro de dossier s’il figure sur le document et la date d’audience ;
- vos coordonnées complètes, avec un numéro de téléphone et une adresse électronique si vous en avez une ;
- les justificatifs de ressources demandés pour l’aide juridictionnelle ;
- les pièces déjà utiles à la compréhension du dossier, sans envoyer un volume désordonné.
Les justificatifs varient selon le formulaire et le barreau. À titre d’exemple local, le Barreau de la Drôme mentionne les trois derniers bulletins de paie parmi les pièces susceptibles d’être demandées. Cette indication ne constitue pas une liste nationale : demandez au barreau compétent les documents exacts attendus en 2026.
Comment formuler la demande : les étapes
Une demande efficace tient sur des faits vérifiables : votre identité, la procédure, l’audience et l’urgence éventuelle. Elle ne doit pas tenter de plaider le dossier. Son objectif immédiat est d’obtenir l’enregistrement de la demande et la désignation d’un avocat selon les règles applicables.
Étape 1 : identifiez la procédure et la date limite
Lisez la convocation ou l’acte reçu avant d’écrire. Relevez la juridiction, le numéro de dossier, la nature de l’affaire et la date d’audience. Si vous êtes en garde à vue ou présenté rapidement à un juge, dites-le immédiatement à l’autorité présente.
Résultat attendu : vous savez quelle autorité contacter et vous pouvez expliquer pourquoi la demande est urgente.
Étape 2 : contactez l’interlocuteur compétent
Adressez votre demande au bâtonnier ou à l’ordre des avocats lorsque la procédure locale le prévoit. Pour une audience, contactez également le greffe du tribunal afin de connaître la modalité de dépôt. En garde à vue, demandez l’avocat à l’officier de police judiciaire ou à l’autorité compétente sur place.
Résultat attendu : la demande est transmise au service qui peut l’enregistrer ou l’orienter vers le décideur compétent.
Étape 3 : rédigez un courrier ou remplissez le formulaire
Utilisez le formulaire officiel lorsqu’il est imposé ou recommandé. À défaut, indiquez clairement que vous sollicitez la désignation d’un avocat commis d’office, puis ajoutez les informations essentielles.
- nom, prénom, date de naissance et coordonnées ;
- juridiction et numéro de dossier ;
- nature de la procédure ;
- date, heure et lieu de l’audience si ces informations sont connus ;
- mention de l’urgence ou de la mesure en cours ;
- liste des pièces jointes ;
- demande de confirmation de réception.
Résultat attendu : le destinataire comprend immédiatement ce que vous demandez et pour quelle échéance.
Étape 4 : envoyez la demande et conservez les preuves
Employez le canal indiqué par le tribunal ou le barreau : dépôt, courrier, courriel ou formulaire en ligne. Conservez le message envoyé, l’accusé de réception, les pièces jointes et les traces de vos appels. En cas d’audience proche, ne remplacez pas un appel urgent par un courriel silencieux.
Résultat attendu : vous pouvez prouver la date de votre démarche et les documents transmis.
Étape 5 : relancez si vous n’obtenez aucune information
Relancez le service saisi en rappelant la date initiale de la demande, la date d’audience et le numéro de dossier. Si l’audience approche sans désignation connue, contactez le greffe et signalez la difficulté au bâtonnier. Présentez à l’audience les preuves de vos démarches et demandez que la situation soit portée à la connaissance du juge.
Résultat attendu : la difficulté de désignation est signalée avant ou pendant l’audience, avec des éléments datés.
Quels délais respecter selon l’urgence ?
Il n’existe pas un délai national unique applicable à toutes les demandes de commission d’office. Le délai dépend de la procédure, du stade de l’affaire, de la juridiction et du barreau. La règle sûre est donc pratique : faites la demande dès réception de la convocation et signalez toute audience imminente.
Ne reprenez pas automatiquement un délai local trouvé sur le site d’un barreau. Par exemple, une indication de huit jours publiée pour la Drôme ne peut pas être transformée en règle valable dans toute la France, d’autant qu’une exception peut être prévue pour une procédure urgente.
Une demande tardive ne garantit pas un renvoi. Le juge apprécie la situation au regard de la procédure, de la préparation possible de la défense et des droits concernés. Vous devez néanmoins produire la preuve de vos démarches : date du courrier, courriel, récépissé, appels et réponses reçues.
Combien coûte un avocat commis d’office ?
Un avocat commis d’office n’est pas automatiquement gratuit. La commission d’office organise la désignation ; l’aide juridictionnelle décide, sous ses propres conditions, si l’État prend en charge tout ou partie de la rémunération. Sans prise en charge suffisante, des honoraires peuvent rester dus.
Dans le régime de l’aide juridictionnelle totale, la rémunération de l’avocat peut être prise en charge à 100 %, selon les conditions applicables. Pour l’aide juridictionnelle partielle, les taux de 55 % ou de 25 % sont mentionnés par le Barreau de Dijon. Ces taux doivent être vérifiés dans le barème et la situation administrative en vigueur au moment de la demande.
| Situation financière ou décision | Conséquence possible | Vérification à effectuer |
|---|---|---|
| Aide juridictionnelle totale accordée | Prise en charge pouvant atteindre 100 % de la rémunération selon le dispositif applicable | Décision du bureau d’aide juridictionnelle et éventuels frais restant distincts |
| Aide juridictionnelle partielle | Prise en charge partielle ; les taux mentionnés par le Barreau de Dijon sont 55 % ou 25 % | Pourcentage retenu dans la décision et montant restant à payer |
| Aucune aide juridictionnelle | Honoraires susceptibles d’être facturés au justiciable | Montant demandé par l’avocat et conditions de règlement |
| Accord particulier avec l’avocat | Convention d’honoraires ou modalités écrites à examiner | Demander ce qui est inclus et les frais qui restent à votre charge |
La phrase « commis d’office, donc gratuit » est fausse. Demandez à l’avocat désigné comment ses honoraires seront traités et si une convention doit être établie ; la désignation ne supprime pas les règles de financement.
Pour approfondir la distinction entre prise en charge et paiement, consultez cette présentation de l’avocat commis d’office payant. La décision financière finale dépend de votre dossier et des règles officielles applicables.
Avocat commis d’office, avocat choisi ou aide juridique : quelle option retenir ?
Ces solutions ne répondent pas au même besoin. L’avocat commis d’office sert à organiser rapidement une représentation lorsqu’aucun avocat n’est choisi ou lorsqu’une procédure le prévoit. L’avocat choisi permet de sélectionner directement son conseil. Une permanence juridique peut informer, mais elle ne remplace pas nécessairement la représentation devant une juridiction.
| Option | Pour quel besoin ? | Limite principale |
|---|---|---|
| Avocat commis d’office | Obtenir une désignation dans le cadre d’une procédure ou d’une urgence | Vous ne choisissez normalement pas l’avocat désigné et la gratuité n’est pas automatique |
| Avocat choisi | Sélectionner personnellement un professionnel et organiser la relation de travail | Les honoraires et l’acceptation du dossier doivent être clarifiés |
| Point-justice ou permanence juridique | Obtenir une première information ou être orienté | La permanence ne prend pas forcément en charge la défense à l’audience |
Si une audience est proche et qu’aucun avocat n’accepte votre dossier, demandez la commission d’office. Si vous avez déjà mandaté un avocat, transmettez ses coordonnées au tribunal et vérifiez qu’il intervient bien dans la procédure : ne lancez pas deux démarches contradictoires sans clarifier votre représentation.
Que faire après la désignation de l’avocat ?
La désignation n’est pas la fin de la démarche. Vous devez vérifier l’identité et les coordonnées de l’avocat, puis lui transmettre les documents utiles. Plus l’échange intervient tard, moins il dispose de temps pour comprendre les faits, vérifier les pièces et préparer l’audience.

- Appelez ou écrivez à l’avocat dès réception de ses coordonnées.
- Envoyez la convocation, les actes de procédure et les pièces classées par ordre chronologique.
- Indiquez les faits importants, les échéances et les personnes déjà contactées.
- Demandez comment se déroulera l’échange avant l’audience.
- Clarifiez les honoraires, l’aide juridictionnelle et les frais éventuellement distincts.
Un avocat désigné peut être indisponible ou rencontrer une difficulté pour accepter la mission dans les conditions prévues. Dans ce cas, contactez rapidement le barreau ou l’autorité qui a procédé à la désignation. Ne restez pas sans réponse jusqu’au jour de l’audience.
Erreurs fréquentes à éviter
Les erreurs les plus coûteuses sont souvent administratives : mauvais interlocuteur, dossier incomplet ou absence de preuve. Elles ne signifient pas automatiquement que la demande est impossible, mais elles peuvent ralentir la désignation et réduire le temps de préparation de la défense.
- Attendre la veille de l’audience : le barreau et le tribunal peuvent manquer de temps pour organiser la désignation. Faites la demande dès que l’acte de procédure est reçu.
- Confondre commission d’office et aide juridictionnelle : la désignation ne règle pas à elle seule la question des honoraires. Déposez ou complétez aussi la demande d’aide juridictionnelle si vous remplissez les conditions.
- Envoyer la demande à un barreau sans lien avec le tribunal : les ordres sont organisés par ressort. Vérifiez le barreau compétent auprès de la juridiction saisie.
- Oublier la date d’audience : sans échéance clairement indiquée, l’urgence peut ne pas être identifiée. Reportez la date, l’heure et le lieu dans le courrier.
- Ne conserver aucune preuve : une relance orale difficile à démontrer vous fragilise en cas de contestation. Archivez les courriels, récépissés et réponses.
Sources officielles à vérifier avant d’envoyer la demande
Les coordonnées et formulaires évoluent. Pour éviter d’appliquer une modalité locale à un autre tribunal, utilisez d’abord les sources qui correspondent à votre procédure et à votre ressort.
| Source | Donnée utile | Usage concret | Vigilance |
|---|---|---|---|
| Service-Public | Conditions générales et démarche de désignation | Identifier les étapes et les formulaires disponibles | Vérifier la date de mise à jour |
| Tribunal ou greffe | Juridiction, audience et modalités de dépôt | Savoir où transmettre la demande | Les pratiques peuvent dépendre de la procédure |
| Ordre des avocats ou bâtonnier | Barreau compétent, formulaire et désignation | Obtenir l’interlocuteur chargé de la commission d’office | Les horaires et pièces sont locaux |
| Bureau d’aide juridictionnelle | Décision de prise en charge financière | Évaluer la part des honoraires supportée par l’État | La demande est distincte de la désignation |
Questions fréquentes
Peut-on choisir l’avocat commis d’office ?
Vous ne choisissez normalement pas l’avocat désigné d’office. Vous pouvez toutefois demander les conditions permettant de mandater un avocat choisi, avec un financement et une procédure distincts.
Un avocat commis d’office est-il forcément gratuit ?
Non. La commission d’office et l’aide juridictionnelle sont deux mécanismes différents. L’aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie de la rémunération si les conditions sont remplies ; sinon des honoraires peuvent rester dus.
Que faire si l’audience a lieu très bientôt ?
Contactez immédiatement le greffe, le tribunal et l’ordre des avocats compétent. Signalez la date exacte de l’audience, demandez comment formaliser l’urgence et conservez toutes les preuves de vos démarches.
Peut-on refuser l’avocat désigné ?
Ne refusez pas simplement le rendez-vous sans explication. Informez rapidement le bâtonnier ou l’autorité compétente des raisons précises de votre difficulté et demandez quelle procédure s’applique à une nouvelle désignation ou à un remplacement.
Que faire si aucun avocat n’est désigné avant l’audience ?
Présentez au greffe ou au juge les preuves de votre demande et de vos relances. Selon la procédure et les droits concernés, vous pouvez solliciter que la difficulté soit examinée et qu’un renvoi soit envisagé, sans pouvoir en garantir l’issue.
La démarche utile est celle qui laisse une trace : demande adressée au bon interlocuteur, pièces jointes, urgence signalée et relances conservées. Pour une décision engageante, vérifiez toujours les modalités auprès du tribunal, du barreau ou d’un professionnel qualifié.




